Les deux chefs de file sud-coréens des puces mémoire dominent le marché boursier du pays. Le reste de l’indice couvre une économie industrielle axée sur la défense, la construction navale, les batteries, l’automobile et les matériaux de pointe.

Source : Invest KOREA; Samsung Semiconductor; documents d’entreprise. Grappes sélectionnées; les emplacements sont approximatifs. Au 1er septembre 2026.
Points importants
- Une partie distincte de la chaîne d’approvisionnement de l’IA : Les portefeuilles technologiques américains sont axés sur les concepteurs de puces, les plateformes infonuagiques et les logiciels. Le point fort de la Corée réside dans la fabrication à grande échelle de la mémoire dont ces systèmes ont besoin.
- Une capacité déjà existante : Des budgets importants ne peuvent pas créer du jour au lendemain des chantiers navals, des chaînes de production de chars ou des usines de batteries. La Corée possède les usines, les ingénieurs et l’expérience en matière d’exportation nécessaires à l’approvisionnement immédiat des marchés alliés.
- Un catalyseur potentiel pour l’actionnaire : Le programme Value-up de la Corée et les modifications apportées à son Code de commerce (Commercial Act) visent à favoriser les améliorations en matière d’allocation du capital, de gouvernance et de rendement pour les actionnaires.
- Un portefeuille concentré : Samsung Electronics et SK hynix représentent actuellement bien plus de la moitié d’un indicateur public suivant l’indice KOSPI 200. Les cycles des semiconducteurs ainsi que les risques de change, commerciaux et géopolitiques ont tous une incidence sur l’indice.
Présentation de KORX
Le FNB Global X Indice KOSPI 200 de la Corée (KORX) offre aux investisseurs canadiens un moyen d’investir dans ce thème sans tenter de choisir les titres gagnants. Le FNB vise à suivre l’indice KOSPI 200, qui regroupe 200 des plus grandes sociétés cotées à la Bourse de Corée.
Le portefeuille actuel est dominé par Samsung Electronics et SK hynix. Il comprend également des banques, des constructeurs automobiles, des entrepreneurs du secteur de la défense, des constructeurs navals, des fabricants de batteries, des entreprises de matériaux et d’autres sociétés liées à l’économie coréenne.
Comprendre l’économie coréenne
Il est facile de réduire l’économie coréenne à un simple commerce de semiconducteurs. Samsung Electronics et SK hynix dominent le marché local, et leur sort est d’une importance capitale pour l’indice KOSPI 200. Cependant, en analysant les données d’exportation du pays ou en effectuant le suivi de ses centres industriels de Pyeongtaek à Ulsan, un tableau plus complet se dessine. La Corée est l’une des rares économies avancées capables de fabriquer des puces mémoire, des automobiles, des batteries, des transporteurs de GNL et des équipements modernes de défense à l’échelle mondiale.
Cette profondeur industrielle s’est bâtie au fil des décennies. La Corée a formé les ingénieurs et développé les réseaux de fournisseurs, les ports et les lignes de production nécessaires à la fabrication de produits complexes en grandes quantités. Les exportations de marchandises ont atteint un niveau record de 709,7 milliards de dollars américains en 2025. Les semiconducteurs ont dominé les exportations, tandis que les automobiles et les navires ont également atteint ou approché des niveaux records.
Ce que les investisseurs détiennent réellement dans l’indice KOSPI 200
L’indice KOSPI 200 regroupe 200 sociétés sélectionnées pour leur taille, leur liquidité et leur représentativité des principaux secteurs d’activité de la Corée. Ajusté en fonction du flottant et pondéré selon la capitalisation boursière, il confère à ses plus grandes sociétés une influence bien supérieure à celle des autres.
En date du 2 septembre 2026, les technologies de l’information représentaient 68,6 % d’un portefeuille public suivant l’indice KOSPI 200. Samsung Electronics et SK hynix représentaient à elles seules 59,8 % du portefeuille. Il est impossible d’ignorer cette concentration : l’indice offre aux investisseurs un large accès aux sociétés coréennes, mais son orientation à court terme reste étroitement liée au prix de la mémoire et aux dépenses mondiales en infrastructures d’IA.

Source : FNB RISE, données sur le portefeuille et les secteurs du FNB RISE 200, 2 septembre 2026. Le portefeuille est utilisé comme indicateur public de l’indice KOSPI 200; les pondérations de l’indice et du fonds peuvent différer.
L’IA et la demande de mémoire
Les unités de traitement graphique (GPU) attirent peut-être toute l’attention, mais les systèmes d’IA sont tout aussi dépendants de la mémoire. La mémoire à large bande passante (HBM) est placée à proximité des accélérateurs d’IA et transfère les données suffisamment rapidement pour assurer leur fonctionnement efficace. La mémoire vive dynamique (DRAM) fournit la mémoire de travail, tandis que la mémoire flash NAND gère le stockage à plus long terme. À mesure que les modèles d’IA s’étoffent et que l’inférence se généralise, la demande s’étend aux trois catégories.
Pour les investisseurs, il s’agit là d’un tout autre volet de l’occasion offerte par l’IA que celui auquel donnent habituellement accès les portefeuilles technologiques fortement exposés aux États-Unis. Les marchés américains sont bien représentés par les concepteurs de puces, les plateformes infonuagiques et les sociétés de logiciels. Les deux plus grandes sociétés coréennes font partie de la chaîne d’approvisionnement physique : elles fabriquent la mémoire utilisée par les accélérateurs d’IA et les centres de données.
Ce positionnement reflète de nombreuses années d’investissement. Samsung Electronics et SK hynix ont développé l’échelle de fabrication et l’expertise technique qui les placent désormais au cœur de la chaîne d’approvisionnement de l’IA. En 2022, elles détenaient à elles seules 73 % du marché mondial de la DRAM et 51 % du marché mondial de la mémoire flash NAND. Au troisième trimestre de 2025, leur part combinée du marché de la mémoire à large bande passante (HBM) atteignait 88 %, selon les données de Counterpoint Research citées par Reuters. Les exportations coréennes de semiconducteurs ont augmenté de 22,2 % en 2025 pour atteindre un niveau record de 173,4 milliards de dollars américains, ce qui représente près d’un quart des exportations de marchandises du pays.

Source : Administration du commerce international des États-Unis, selon les données de TrendForce pour 2022; Reuters, selon les données de Counterpoint Research pour le T3 2025.

Source : Ministère du Commerce, de l’Industrie et des Ressources de la Corée, 2 janvier 2026. Catégories sélectionnées; les valeurs ne correspondent pas au total des exportations.
L’avantage industriel de la Corée s’est bâti au fil des décennies
L’économie d’affinité (friendshoring) est parfois présentée comme si les économies occidentales pouvaient facilement remplacer la Chine. En pratique, les fonds et la technologie ne créent pas d’usines, de travailleurs qualifiés ou de réseaux de fournisseurs du jour au lendemain. La Corée possède déjà largement ces capacités, ainsi qu’une expertise en ingénierie, une expérience en matière d’exportation et des systèmes de production capables de s’intégrer aux chaînes d’approvisionnement des pays alliés.
Défense : conçue pour la production, désormais conçue pour l’exportation
En raison de son climat géopolitique, la Corée a continué de produire des équipements militaires conventionnels, alors même que de nombreux pays occidentaux ont laissé leurs capacités diminuer après la guerre froide. Aujourd’hui, les sociétés coréennes exportent des obusiers automoteurs K9, des chars K2, des avions FA-50, des systèmes de missiles et des navires de guerre. Hanwha Aerospace, Hyundai Rotem et Korea Aerospace Industries figurent parmi les sociétés du KOSPI 200 liées à ce secteur d’activité.
Les commandes d’exportations dans le secteur de la défense sont passées de 7,25 milliards de dollars américains en 2021 à 17,3 milliards de dollars américains en 2022, ce qui constitue un niveau record, et sont restées bien au-dessus de la fourchette annuelle d’environ 3 milliards de dollars américains observée pendant la plus grande partie des années 2010. Les chiffres annuels sont irréguliers, car quelques contrats importants peuvent modifier le total de façon considérable. La Pologne illustre l’importance des capacités actuelles de la Corée : les 180 premiers chars K2 avaient tous été livrés en novembre 2025, suivis d’une seconde commande de 180 autres. Cet accord associe une production coréenne à court terme à l’assemblage de 61 chars en Pologne, soutenus par une infrastructure de maintenance locale et un transfert de technologie.

Source : Bureau du budget de l’Assemblée nationale de la Corée; Administration du programme d’acquisition de la défense de la Corée; Agence de presse Yonhap. Valeurs annuelles des contrats/commandes.
Construction navale : l’un des rares pays encore capables de construire à grande échelle
En 2024, la Corée du Sud a produit environ 28 % de la production mondiale de construction navale en tonnage brut, se classant deuxième derrière la Chine. Les chantiers navals coréens sont particulièrement performants dans la construction de navires complexes, notamment les transporteurs de GNL et les porte-conteneurs géants. Hanwha Ocean et HD Hyundai permettent aux investisseurs de l’indice KOSPI 200 de s’exposer à cet écosystème. Alors que les États-Unis et l’Europe font face à des capacités de construction navale limitées, les sociétés coréennes peuvent également saisir des occasions dans la construction, l’entretien et la réparation de navires, l’investissement dans les chantiers navals et les partenariats technologiques.

Source : ONU commerce et développement, « Étude sur les transports maritimes 2025 ».
Les batteries, les automobiles et les matériaux complètent le tableau
Les fabricants coréens de batteries subissent une pression réelle de la part de leurs concurrents chinois, ce qui ne doit pas être minimisé. LG Energy Solution, SK On et Samsung SDI ont fourni 36,3 % de l’utilisation des batteries pour véhicules électriques hors Chine en 2025, mais leur part combinée a chuté à 28,7 % au cours des quatre premiers mois de 2026. Malgré cela, la Corée demeure le siège de l’un des plus importants écosystèmes de batteries hors Chine. Leurs usines et coentreprises en Amérique du Nord et en Europe permettent aux sociétés coréennes de jouer un rôle dans la régionalisation croissante des chaînes d’approvisionnement de batteries et de systèmes de stockage d’énergie. Hyundai Motor, Kia, POSCO Holdings et LG Display étendent également l’indice KOSPI 200 aux véhicules, à l’acier et aux écrans.
La Corée peut-elle mettre fin à la « décote coréenne »?
Les actions coréennes se négocient depuis longtemps à des valorisations inférieures à celles de bon nombre de leurs pairs internationaux. Les investisseurs soulignent souvent les structures complexes des conglomérats, les participations croisées, l’allocation incohérente du capital et la faible protection des actionnaires minoritaires. Le programme Corporate Value-up de la Corée, lancé en 2024, cherche à inverser cette tendance en encourageant les sociétés à publier des plans visant à améliorer le rendement des capitaux propres, l’efficacité du capital et les versements aux actionnaires.
La participation s’est accélérée. À la fin août 2026, 756 sociétés cotées avaient publié des plans de valorisation, comparativement à 92 à la fin de 2024. Les sociétés participantes du KOSPI représentaient 87,7 % de la capitalisation boursière du marché principal. Les modifications apportées au Code de commerce (Commercial Act) de la Corée ont également élargi le devoir de loyauté des administrateurs envers les actionnaires et augmenté la proportion requise d’administrateurs indépendants au sein des sociétés cotées.

Source : Bourse de Corée, mise à jour mensuelle du programme Corporate Value-up d’août 2026; Seoul Economic Daily, 3 septembre 2026.
Le Japon offre un point de comparaison utile, bien qu’il ne constitue pas un modèle. Ses efforts de réforme modernes ont débuté par les codes de gouvernance et d’intendance en 2014 et 2015, suivis en 2023 par la demande de la Bourse de Tokyo enjoignant aux sociétés de se concentrer sur le coût du capital et le cours de l’action. Au fil du temps, de plus en plus de sociétés japonaises ont augmenté les dividendes et les rachats d’actions, réduit les participations croisées et remédié aux actifs sous-performants. La Corée, moins avancée dans ce processus, présente des défis particuliers liés à ses structures de chaebol. La publication d’un plan constitue une première étape; une revalorisation durable exigera des sociétés qu’elles modifient leur allocation du capital et leur traitement des actionnaires minoritaires.
Aperçu de KORX
| Fonds | FNB Global X Indice KOSPI 200 de la Corée |
| Symboles boursiers | KORX (parts libellées en dollars canadiens); KORX.U (parts libellées en dollars américains) |
| Indice sous-jacent | Indice KOSPI 200 |
| Objectif de placement | Cherche à reproduire, dans la mesure du possible et déduction faite des frais, le rendement d’un indice composé de 200 sociétés à grande capitalisation cotées à la Bourse de Corée (actuellement, l’indice KOSPI 200). |
| Frais de gestion | 0,45 % par année, plus les taxes de vente applicables |
| Devise | Aucune couverture de change n’est utilisée |
KORX s’étend bien au-delà des semiconducteurs, mais sa pondération actuelle lui confère une répartition caractérisée par la concentration et la sensibilité aux technologies. Cette concentration et cette sensibilité aux technologies constituent des risques importants à prendre en compte.
Risques à garder à l’esprit
La Corée n’est pas un marché à faible risque. L’indice KOSPI 200 peut être fortement influencé par Samsung Electronics et SK hynix, le prix des puces mémoire et les fluctuations des dépenses dans le secteur des semiconducteurs. La concurrence de la Chine, les restrictions commerciales et l’évolution des investissements mondiaux dans l’IA peuvent toucher simultanément plusieurs secteurs d’activité de la Corée. Les investisseurs s’exposent également au risque de change lié au won coréen, aux risques liés à un seul pays et aux marchés étrangers, aux préoccupations en matière de gouvernance d’entreprise ainsi qu’aux risques géopolitiques de la péninsule coréenne.
La demande liée à l’IA est un facteur qui attire l’attention sur l’économie coréenne. Sa capacité industrielle prête à l’exportation pourrait jouer un rôle encore bien plus longtemps, tandis que les réformes pourraient déterminer dans quelle mesure ce point fort profitera aux actionnaires. KORX offre une exposition ciblée à l’économie coréenne grâce à un FNB coté au Canada.
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Publié le 22 septembre 2026.
Catégories: Articles, Perspectives